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SOUVENIRS DE ROME

le mardi 23 novembre 2010, à 13:16. Posté par KerNath


    Mon amour, te souviens-tu
    quand nous savourions l'Italie avec appétit,
    dans l'exubérance d'un été romain,
    aux visages olympiens, aux notes Bel Canto.

    Mon amour, te souviens-tu
    de ce décor cinéma qui abritait nos coeurs
    dans l'élégance paisible d'une chambre avec vue,
    sur une petite place ensoleillée, où chantait la Dolce Vita.

    Mon amour, te souviens-tu
    quand épuisés par la chaleur d'août,
    nous avions trouvé un peu de fraîcheur,
    sous l'ombrelle du Mont Palatin.

    Mon amour, te souviens-tu
    de nos baisers sous l'arc de Titus,
    quand Saturne, joyeusement, nous fêtions,
    d'un pied de nez au Capitole.

    Mon amour, te souviens-tu
    de ces temples et de ces palais majestueux,
    que nous habitions le temps d'un cliché sentimental,
    vestige de notre fantaisie touristique.

    Mon amour, te souviens-tu
    de nos déjeuners sur l'herbe,
    de nos déambulations nocturnes
    d'angelots poètes, inspirés par le Chianti.

    Mon amour, te souviens-tu
    de la Piazza Venezia et de son musée
    où nous collectionnions les sourires sculpturaux,
    sous le regard approbateur de San Marco.

    Mon amour, te souviens-tu
    de cette journée dorée, intimement baroque,
    sous le célèbre plafond de la Chapelle Sixtine,
    où nous avions fait le voeu de nous aimer, plus loin que l'infini.

    Mon amour, te souviens-tu
    des quartiers pittoresques que nous traversions,
    la main dans la main, heureux d'être là,
    admirant le spectacle des rues.

    Mon amour, te souviens-tu
    de cet escalier ressemblant à un théâtre sans verdure,
    de ces terrasses cappuccino quotidiennes,
    où les yeux dans les yeux, on oubliait le monde.

    Mon amour, te souviens-tu
    de nos enthousiasmes d'enfants devant les sublimes oeuvres
    du Caravage à Raphaël, du Bernin à Michel-Ange,
    et de l'Oculus du Panthéon.

    Mon amour, te souviens-tu
    de ces moments idylliques et délicieux,
    où notre lit accueillait des opéras sensuels,
    plus lyriques que la Tosca, du coucher au lever du soleil.

    Mon amour, te souviens-tu
    des catacombes où nous nous sentions diablement vivants,
    du Colisée où sous les étoiles, tu m'as joué le gladiateur follement amoureux,
    de ce parfum de bonheur exhalé par le choeur de nos âmes.

    Mon amour, te souviens-tu
    d'une bénédiction particulière au sein de la Basilique St-Pierre,
    des artisans en mosaique, autour du Chateau St-Ange,
    de nos promenades bohémiennes, nonchalantes et bucoliques.

    Mon amour, te souviens-tu
    de l'horizon terra cotta, de la lumière à profusion,
    de la puissance architecturale gravée dans chaque édifice
    de Roma à l'envers, d'Amor à l'endroit de l'incendie en nous, sacré par les dieux.

    Mon amour, te souviens-tu
    Ce voyage, nous l'avions rêvé si fort !
    Demain, quand le destin nous réveillera
    Seras-tu, sur la carte postale, à côté de moi !


    Tous droits réservés
    ND/23.11.2010

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 23 novembre 2010, à 14:01
Je n'aime pas les longs poèmes, pourtant je t'ai lu de bout en bout et je te remercie de m'avoir fait faire ce beau voyage...Au Plaisir...Amitiés

foliedouce le lundi 29 novembre 2010, à 13:48
bonjour domidom... heureuse que mon poème te plaise... amitiés... KerNath
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