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Souvenirs d’un été
J’ai des souvenirs qui occupent mes pensées
Là où la méditerranée se meurt sur le sable fin
Avec les effluves des corps bronzés ;
Déesses sublimes d’un été aux mille parfums.
J’ai dans mes souvenirs ces odeurs de plage,
Souvenirs qui sentent le soleil et la mer ;
Voiliers et vieux gréements aux alizés du large
Sous un ciel libre qui se confond à la terre.
Aux aurores enflammées du matin levant,
Avec ces pêcheurs tirant les filets,
D’une mer de lumière caressée par le vent
Où l’immensité bleu garde ses secrets !
Lorsque les corps ruissellent de sueurs
Et qu’au loin des nuages noirs grondent,
Avec l’aquilon qui emporte les divines odeurs
Dans une mer de tempête aux vagues profondes.
Superbes divinités aux formes chaleureuses
Dont les seins jouent avec la lumière et le feu,
Sous le soleil brûlant qui les rendent vaporeuses
Pour un féerique été qui brille dans mes yeux.
La beauté sauvage d’un cap et ses rochers,
Eclat de cette terre incommensurable
Avec une palette de couleurs d’une rare beauté,
Dont la luminosité de l’azur bleu est incomparable.
Au soir de ces sublimes journées d’été
Quand le soleil et la mer ne font plus qu’un,
Et que les ombres s’allongent sur le sable mouillé,
Je respire encore les odeurs suaves de ces parfums.
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