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Je ne suis qu’un souffle sans forme,
Un dernier espoir, belle ! À toi de le sentir
Franchir les grilles de ton univers
Sur un cri de fureur faisant frémir
Les astres et chasser de ton gîte les cerbères.
Je ne suis qu’un souffle sans forme,
Insensible aux douleurs humaines,
Je reste calme, une brise filiforme
Suffit à me porter à tes rives lointaines.
Entre deux échos je reste suspendu,
Que leur étincelle fasse exploser ta serrure,
Pour rafraichir mon cœur éperdu
Et détrôner la malchance qui perdure.
La main reste tendue, loin d’être fébrile
Ma volonté s’accroît de ton silence
Même si cet attachement serait stérile
Ta beauté stimule bien mon appétence.
Dad Allaoua
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