|
- " En ses lauriers flamboyants,
La Forêt d'Or se meurt, rieuse;
Automne en ses tons chatoyants,
La Mort se veut belle et joyeuse...!
" Métamorphose " vient son voile fauve étendre
Accablant l'Arbre las de ses bois verdoyants;
A petit feu changeant, par les bois ondoyants,
L'Automne, lentement, son Souffle, fait entendre.
Et s'en viendront dormir les Pas au Temps perdu
De la Saison d'Oubli, des regrets et des pertes;
Aux pleurs des arbres nus, à baies grandes ouvertes,
Monte l'Encens brumeux du Parfum éperdu...
Ciel en chape de plomb, grisâtre argent mouillé,
La Pluie d'incertitude en bruine tombe, fine;
Vertumne, longuement, sa tristesse peaufine;
Glisse le Vent amer sur le sentier rouillé.
Pleure Dyonisos, les Mystères d'Antan,
Le Vin évanoui et l' Extase divine
Au creux des sillons frais, au Cep nu de la Vigne
Où, boire plus ne vient le Désir repentant...!
SAINT-AMOUR.
|