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Je voulais un peu vous écrire
Et puis aussi vous faire rire .
Je n’ai pas toujours su le faire
C’était souvent le vent de l’hiver.
Les mots tourbillonnaient dans le froid
Ils floconnaient des mots qui broient .
Les lèvres des autres sont si belles …
Je vous attendais , le soir ,mademoiselle .
Parfois je disais un , et puis deux ,
Et j’entamais un bal langoureux .
Un air de valse dont se parfume les embruns
Le long des côtes et des gentils chemins.
Je voulais dire le rouge et le noir
Comme julien , avec un espoir .
Je pense à la vitesse de la pluie .
Loin de vous , je m’ennuies …
Je m’en excuse par avance
Cette prose est tantinet rance
Elle sent trop l’odeur de la mélancolie
Pour pouvoir songer à être jolie .
Mademoiselle , j’attends encore
Mes mots sont toujours d’or .
Je ne suis qu’un bois flotté
par les vagues vertes balayées .
Ce tableau il est pour vous :
Là ! Tenez le dans vos yeux !
C’est le carnaval des fous .
Un alcool pour prendre feu .
Même loin de ces années
Loin de vouloir me rappeler ,
Ni nom , ni visage , juste un refrain
Partez , mademoiselle …je suis loin .
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