|
Je suis,par la tempête ordinaire et par l'âge?
Consigné, par sagesse, à garder la maison.
La chaussée est glissante, interdite au voyage...
Moins éprouvé que Job ! J'acquiesce à la raison .
Au silence, au repos,rêver est mon usage,
Pallier les méfaits de l'inactivité.
Au ciel gris, mitoyen, je choisis mon nuage...
Et file, sans frontière et sans déclivité.
Enfant, je fréquentais des chemins creux de terre.
Robinson d'un instant, des sentiers broussailleux.
Je tentais, en sabots, de franchir la congère,
Conquérant du Bois Noir,pas en sauts périlleux.
Folâtrer aux layons, de trouée à clairière,
En voyageur naïf, était aventureux...
Les chemins vicinaux étaient damés, de pierre,
Entretenus à l'an, à la sueur des gueux !
Le rouleau profilait la départementale
Interdite aux poids lourds, vulnérable, au dégel.
L'asphalte sans rival,pour la nationale !
Autoroute,avion, de l'enfer!.. pour le ciel ...
En quatre-vingt-quatre ans, elle a pris, la vitesse,
Certains coups de folie à reconsidérer...
La vie au grand galop...défiez-vous, jeunesse !
Elle fuit ! s'en allant, vite, à vous sidérer !
(28-01-2005- C-73- P-24-)
|