|
Amours et pensées
Comme il est éloigné le paradis des amours
Où sous le ciel azur tout n’était que beauté,
Où tous ceux que l’on aime voguent toujours
Sur les vagues d’une mer aux reflets argentée !
Comme il est éloigné le soleil du petit jour.
Mais dans ce paradis où la volupté abreuve
Tous les plaisirs charnels des nuits sans fin,
C’est dans mes veines que coule le fleuve
Pour se jeter dans la mer où baignent tes seins ;
Mais dans ce paradis l’amour est une preuve.
Quand l’astre solaire caresse ton corps,
Qu’il soit levant ou couchant sur le rivage
Sur les collines ocres de la côte des maures,
Nos cœurs se reflètent dans le miroir des nuages ;
Quand l’astre solaire sous une arche s’endort.
Comme tout s’éloigne dans le lointain de l’horizon,
Avec le soleil couchant qui poursuivait nos ombres,
Nous marchions sur la grève les cheveux au vent
Seul sur cette terre d’or et de pierres sombres ;
Comme tout s’éloigne emporté par l’aquilon.
Quand le soleil dans un ciel de feu disparaît
Et que ton corps sous une brise légère frissonne,
Mille souvenirs nous reviennent dans l’immensité
Comme une mélodie que la mer nous entonne !
Quand le soleil emporte nos amours et nos pensées.
|