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Il est, des jours,des ans, dératés de vitesse,
Longs ! de potron-minet à des heures de nuit !
Encore insuffisants, pour polir la prouesse,
La présenter ,parfaite,au démon de minuit !
Du lever au coucher, le travail nous occupe
Et nous lâche,fourbus, pour un profond repos !
Nous n'avions pas rempli notre contrat de dupe
Mais perclus de fatigue et nonobstant, dispos!
Nous ne maudissions l'effort, ni la fatigue,
Prêts à recommencer pour agir mieux demain.
Nous n'avions contre nous, suspicion ni ligue,
Régime ,de forçats considérés ! humain !
Des jours courts, à la nuit,tombent,sans politesse,
Le soleil ,insolent, ne décoche un rayon.
Le noir, à la lumière échappe de justesse...
Et tapisse à gogo,les coeurs et le layon !
D'heures, à vingt-quatre, ils ont tous le même àge !
Phébus,jamais ne traîne ou ne prend de l'élan.
Le jour n'est plus vieillot, ni rustre, ni volage,
Notre antan fut ouvrable ! Il nous protège à l'an !
La pluie, à mes carreaux, triomphe de la neige,
Le vent froid et follet, serine une oraison.
D'un jour trop long, trop court, morne serait l'arpège,
PATRICE vient !Ce soir !Radieux l'horizon !
(5-12-10- C-107- P- 4-)
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