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Un texte bien connu qui me trotte dans la tête depuis quelques jours
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question.
Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche
vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous
réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile,
à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout
ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague,
l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas
être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin,
de poésie, de vertu, à votre guise.
"La poésie a ce privilège qu'on peut en boire jusqu'à l'ivresse, et ce que cette ivresse guérit de toutes les autres"
Fortunat Strowski
http://www.youtube.com/watch?v=5mIAbO7Lb8I
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