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Je vais vous parler de rien
C’est encore mieux que bien .
Parler pour ne rien dire
Faire du bruit et sourire .
Dans le rien il y a du bleu
Bleu, comme les poissons rouges
Rouge comme le bord des yeux
Des yeux sombres qui bougent .
Chacun cherche alors dans sa hotte
Des cadeaux pour remplir les bottes ,
Des chats jaunes qui miaulent de peur ,
Des ours blancs qui sifflent de bonheur .
Vous avez tous des visions
Ou je pleure de vos illusions…
Des moments éclatants de verts
Dans le froid de nos petits hivers .
Tous nous sommes dans nos couettes
Plus crieurs que cent mouettes .
C’est beau un oiseau qui vole
Dans les airs , les herbes folles .
Je veux vous dire le rien
Celui qui va vous faire du bien .
Ce petit quelque chose
Dans les matins roses .
Donner un peu de couleurs
Et des pluies de sueur
De l’encre rouge noire
Qui éclabousse nos miroirs .
Peu importe le flacon
C’est l’ivresse au fond .
Des petits pas de valses trébuchantes
Avec des petites amies aguichantes .
Le petit rien il est en nous
Dans nos moments les plus doux
Parfois un parfum de lilas
Qui sortait de sous nos draps .
Je ne pense à rien finalement
Je cours le long des embarquements
Je cherche le bateau ivre de toujours
Avec ses indiens bariolés autour .
Je voulais un jour partir
Pour le loin , les rives de Tyr
Marcher , Chasser les guépards
Avec de beaux guerriers Afars .
Tuer de ma lance mon ennemi
Lui couper la langue d’ennui
Pour que les chiens s’en repaissent
Et que les matins renaissent .
Rien n’est pas petit
Car il rime avec infini .
C’est un moment .
Un long instant .
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