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A la quincaillerie, ancienne boutique,
On détaillait cinq vis, trois clous, deux saladiers,
Du fer galvanisé, du moderne au rustique,
Entassés dans un coin, de superbes landiers !
A la boulangerie, on nous pesait la miche;
Pour atteindre au poids net,on avait un quignon.
Le nom "pain" disparaît, indigne de l'affiche,
La farine n'est plus meilleure que le son...(°)
Rare, à la boucherie, à la viande trop chère,
Une halte à l'achat de ris ou de filet...
On tuait un lapin, pour faire bonne chère,
Porc et boeuf, de concert,tenaient lieu de poulet !
A la pâtisserie, au restaurant, minute !
ça se transporte bien, le Cantal et l'oeuf dur.
En voyage,on cherchait un roc, une cahute...
On déjeunait sur l'herbe et servis par l'air pur !
Gastronomie était un terme d'opulence
Et manger à sa faim, l'idéal gustatif.
L'agro-alimentaire explose en excellence...
Obésité ? Bio ?...régal ...dubitatif .
(°)Pour la saint Valentin?..bonheur ! sur la baguette,
Des graines de sésame ! ou celles de pavot !
Non, pas encore un...joint...mais sa date, on la guette :
Mie à la cocaïne ! et croûte au mélilot ...?
( Pub Interfrais:8 au 13-02-05-)
(01-02-2005- C-73- P-32-)
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