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les chimeres

le lundi 20 décembre 2010, à 17:04. Posté par jc-blondel


    LES CHIMERES

    Il a couru longtemps, après mille chimères
    Comme un chasseur d’hier dans le noir de la nuit.
    Les affreux souvenirs s’endormaient en silence
    Par ces jours de printemps riches de connivence.
    Il avait décoché sa flèche, sans un bruit,
    Eradiquant enfin ses vieux monstres austères.

    Il a cru trop souvent à ces fausses prières
    Qui l’emmenèrent là, sur les bords de l’ennui,
    Rivages balayés par les vents de l’absence.
    Il a tout parcouru sur ses routes d’enfance
    Combattant chaque jour ce cauchemar fortuit
    Il a couru longtemps après milles chimères.

    En homme, désormais sans autre sauf conduit
    Au cœur gros comme ça, qui tiendra la distance
    Pour entrouvrir enfin la porte des mystères.
    Il a connu parfois des défaites sévères
    En faisant quelquefois un peu de résistance
    Comme un chasseur d’hier, dans le noir de la nuit.

    Il avait oublié toute son arrogance
    Tous ses tristes instincts et sa bonne manière
    Pour offrir au maudit et le mettre hors circuit
    Un retour en enfer, sur un aller gratuit.
    En laissant de côté leurs vilaines misères
    Les affreux souvenirs s’endormaient en silence.

    Il mène son combat en toute indépendance
    En conservant pour lui ses magiques repères
    En n’ayant que son bras comme arme, comme appui
    Pour sauver ses amis d’un démon éconduit
    Avançant vers demain, protégeant ses arrières
    Par ces jours de printemps riches de connivence.

    Aux ténèbres parfois, il y sera conduit
    Pour éteindre les feux sombres de l’indécence
    Sur les tristes buchers qui saccagent nos terres
    De nos rêves défaits par ces folles colères.
    En faisant un carton pour garder sa prestance
    Il avait décoché sa flèche, sans un bruit.

    En détruisant ainsi ces hordes étrangères
    Ce général d’un jour va recueillir le fruit
    D’une gloire pour lui qui n’a pas d’importance.
    Il a pu repousser dans l’antre du silence
    Ce Lucifer battu dans son monde détruit
    Eradiquant ainsi tous ces monstres austères.

    En tête de sa troupe il sera reconduit
    Pour aller conquérir ces ultimes frontières
    Donnant à son envie une reconnaissance.
    Sur les chemins pervers où règnent sans licence
    Ces êtres malfamés, ces stupides sorcières
    Renvoyés à jamais du coté de minuit,
    Il a couru longtemps après milles chimères.

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
ameline le lundi 20 décembre 2010, à 17:20
Magnifique!

ameline le lundi 20 décembre 2010, à 17:21
Magnifique!

alto le lundi 20 décembre 2010, à 19:19
----La tournure me plaît !Le contenu ?Chimérique !!!Chapeau !
http://www.mespoemes.net/alto

Claude le mardi 21 décembre 2010, à 15:58
l'imaginaire n'est il pas la plus belle des utopies?Ces milles chimères nous mènent fabuleusement sur des vers d'une structure autant homérique que chimérique.Jolie alchimie à la frontière du rêve et de la réalité.

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