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C’est malheureux de connaître le jour de sa mort,
C’est pourquoi, certaines choses nous sont toujours mystères
Dans la nature, l’amour sert à produire, construire, vivre, mourir
Réjouir, enivrer de tendresse, tuer de peine et se noyer dans la pensée pensive
Souvent on meurt les yeux fixés sur les murs lointains,
Sur lesquels sont écrits des livres d’histoire
Et des souvenirs souvent vécus dans la hallucination;
Les fourches de l’avenir font peur, car l’amour s’achemine à moitié,
Vouloir le compléter, on se place la main sur le cœur.
D’ où tombe une goûte invisible de sang,
Soudainement, les couleurs changent de couleurs
Les saisons se permutent d’un coup ;
Un voyage imprévisible vers un monde inexistant.
Noyé dans le sang, le cœur se demande qui viendra le secourir,
Il pleure comme un homme, comme une veuve ou un orphelin,
Abandonné par son âme sœur qui aussi pleure, pensant être abandonnée par lui.
Ni victime, ni coupable, à la recherche l’un de l’autre ;
Le parcours du destin continue sur les voies obscures du temps,
Les deux se retrouvent ou prennent des chemins parallèles, perpendiculaires ou contraires ;
Obligé de vivre avec d’autres cœurs à la recherche de leurs compléments,
On gobe tout mais on cache les goûtes de sang qui proviennent de nos pauvres cœurs.
Tard dans la nuit on se cache pour pleurer en appelant un être qui ne répond toujours pas,
Pour soigner le mien, je harponne un bic pour écrire.
PAR SALIF TCHIANY
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