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Ecoute ton enfant

le samedi 25 décembre 2010, à 19:02. Posté par TCHIANY SALIFOU


    On quittera son père et sa mère et on aimera une femme
    Telle est la volonté de Dieu
    On peut choisir sa femme ou ses amis
    On ne choisit pas sa famille
    Tu le regardes pleurer dans un coin
    Chaque matin tu négliges ses propos
    Seul face à ce cruel destin accusé par tous sue les sorts des nôtres
    Imagine le réussir et venir vers toi en souriant
    Nulle part où aller
    Mais tes bras sont fermés.
    Personne pour le guider, il devient un cas social
    Parce que tu lui dictais tes vœux sans l’écouter,
    Il souffre au fond de lui sans avoir à qui se confier
    Certaines choses nécessitent une mère, un père ou les deux à la fois
    Depuis son bas age, il n’a connu que rejet et répugnance
    Durant ses voyages, il part en oubliant où aller
    Car au fond de lui il choisirait de penser à vous comme tous les enfants
    Une fois à la gare, il regarde les autres accueillis,
    réjouissant de se revoir et d’être en famille
    Seul, accueillis par le vent et le bruit du silence
    Un son qu’il déteste mais qu’il est obligé d’écouter
    Quand il pense à toi, il ne voit que chuchote et insulte
    abandonné à son sort, au piétinement de la nature et des hommes
    Il a tous sauf l’amour de ses parents,
    Ayant sauté les murs de la souffrance et voulant partager
    Il rebourse chemin et trouve que vous avez voyagé
    Les voisins non informés de votre nouvelle demeure, lui disent de vous saluer
    Pensant comme dans les normes qu’il doit savoir où vous vivez
    Il demande en souriant à son chauffeur de l’amener à l’hôtel
    Seul dans sa chambre il se met à pleurer car il ignore réellement où vous retrouver
    Envi de tous donner pour avoir ce qu’il n’a pas
    Regardant sur son lit son pistolet et un chéquier plein d’argent prévu pour sa famille
    Où es-tu mère ?
    Où es-tu mon père ?
    A la dernier minute, il appris où vous retrouver
    En allant en vitesse comme une girafe assoiffée
    Un autobus les écrase et il est le seul à trépasser.
    Il vous a dédié tous ses biens mais n’a laissé aucun enfant
    Car pour lui il n’en est encore pas un pour chercher à avoir un autre
    Allongé au sol, il a racontée sa vie entière dans un agenda couvert par le sang.
    La première question écrite est
    « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? Ne suis-je pas ton fils légitime ? Regrettes-tu de m’avoir eu ? »
    Il se demandait pourquoi, parce qu’il subissait l’humiliation bien avant d’avoir l’age d’être coupable des faits.
    Si vous avez un enfant qui parle, soyez son audience
    à laquelle il peut tous dire
    Pour laquelle il n’aura pas de secret.

    PAR SALIF TCHIANY

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
vesta le dimanche 26 décembre 2010, à 17:09
Beaucoup d'émotions dans ce poème. Et une question universelle. La 3ème phrase avant la fin est terrible. Ton final lui porte l'espérance. Demain, résilience. A bientôt de te lire. Amitiés

saliftchiany1982 le dimanche 26 décembre 2010, à 18:07
----joyeuse fete de noel à tous, je vous aime beaucoup, merci pour les commentaires.
http://www.mespoemes.net/saliftchiany1982

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