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On quittera son père et sa mère et on aimera une femme
Telle est la volonté de Dieu
On peut choisir sa femme ou ses amis
On ne choisit pas sa famille
Tu le regardes pleurer dans un coin
Chaque matin tu négliges ses propos
Seul face à ce cruel destin accusé par tous sue les sorts des nôtres
Imagine le réussir et venir vers toi en souriant
Nulle part où aller
Mais tes bras sont fermés.
Personne pour le guider, il devient un cas social
Parce que tu lui dictais tes vœux sans l’écouter,
Il souffre au fond de lui sans avoir à qui se confier
Certaines choses nécessitent une mère, un père ou les deux à la fois
Depuis son bas age, il n’a connu que rejet et répugnance
Durant ses voyages, il part en oubliant où aller
Car au fond de lui il choisirait de penser à vous comme tous les enfants
Une fois à la gare, il regarde les autres accueillis,
réjouissant de se revoir et d’être en famille
Seul, accueillis par le vent et le bruit du silence
Un son qu’il déteste mais qu’il est obligé d’écouter
Quand il pense à toi, il ne voit que chuchote et insulte
abandonné à son sort, au piétinement de la nature et des hommes
Il a tous sauf l’amour de ses parents,
Ayant sauté les murs de la souffrance et voulant partager
Il rebourse chemin et trouve que vous avez voyagé
Les voisins non informés de votre nouvelle demeure, lui disent de vous saluer
Pensant comme dans les normes qu’il doit savoir où vous vivez
Il demande en souriant à son chauffeur de l’amener à l’hôtel
Seul dans sa chambre il se met à pleurer car il ignore réellement où vous retrouver
Envi de tous donner pour avoir ce qu’il n’a pas
Regardant sur son lit son pistolet et un chéquier plein d’argent prévu pour sa famille
Où es-tu mère ?
Où es-tu mon père ?
A la dernier minute, il appris où vous retrouver
En allant en vitesse comme une girafe assoiffée
Un autobus les écrase et il est le seul à trépasser.
Il vous a dédié tous ses biens mais n’a laissé aucun enfant
Car pour lui il n’en est encore pas un pour chercher à avoir un autre
Allongé au sol, il a racontée sa vie entière dans un agenda couvert par le sang.
La première question écrite est
« Père pourquoi m’as-tu abandonné ? Ne suis-je pas ton fils légitime ? Regrettes-tu de m’avoir eu ? »
Il se demandait pourquoi, parce qu’il subissait l’humiliation bien avant d’avoir l’age d’être coupable des faits.
Si vous avez un enfant qui parle, soyez son audience
à laquelle il peut tous dire
Pour laquelle il n’aura pas de secret.
PAR SALIF TCHIANY
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