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TU CHANTES TON PAYS
Le soir, j’entends le son de ta voix qui rumine
Râlant contre ces gens que tu nommes bourgeois
Ils foulent de leurs pieds le moindre de nos droits
Et tu brandis déjà, bien haut la blanche hermine.
Nous irons nous cacher au fin fond de nos bois
Pour aller voir tourner les moulins de Guérande
Nous partons vers Quimper les âmes aux abois
Avant de retrouver notre maison d’Irlande.
Tu nous as fait rêver un jour à Brocéliande
A poursuivre Merlin dans l’antre du pouvoir
Bousculer les non dit restera ton devoir
Quand ta musique va réanimer la lande.
La tempête des mots couvait dans ton couplet
Tu voulais chahuter ce monde sans regret
En chantant ton pays, ce bout de Finistère.
Tu parles d’hirondelle et des quais de Dublin
Défendant tous les jours ta Bretagne, ta terre
En lui donnant souvent les vers de ton refrain.
Tu nous fais des chansons sans faire de mystère
Pour vanter sans façon les feux de ton pays
Dénonçant par des mots ces mondes interdits.
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