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Sur le rivage,
Marin pris pied sur l’île, la lance dressée,
A l’abordage !
Marin s’est joué de l’ingénue.
Certain de son charme
Près de la proie s’arme.
Pour rien ne recule
Ni peurs, ni scrupules
La lance hissée sans retenue
Hâbleur se croit vainqueur.
Vendredi au féminin
Violentée par le marin
Sur la conque nacrée
Pleure le sang sacré.
Ne reste-t-il à la belle
Que les regrets éternels ?
Sur le rivage
La marée des eaux a lissé
Du sable les os enfoncés.
Grains et flocons de sel
Brillent sur la peau de celle
Qui a perdu pied sur l’île, l’âme brisée,
Au sabordage !
Tricheur verra la peur !
Apprêter nuées l’office !
Aviver d’or le calice !
Affréter vagues et filets !
Affuter dagues et stylets !
Et j’aime entendre le vent
Sonner le cor de l’hallali
Donner au disque levant
L’emblème tendre de la vie.
A mon caprice, offert sur l’autel
Le sacrifice n’est point la belle.
Dans le ciste encore sanglant
Ci-git le vit et vices tremblants !
Marins, éloignez-vous de mes rivages
Marins, gardez-vous des désirs sauvages
Vesta
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