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Certes ,c’est une étrange époque .
Tiens, c’est déjà équivoque !
Les uns et les autres parlent , disent
Du mal, du mal , ils médisent…
Rien d’étrange dans ce bas monde ,
La lune, elle tourne bien ronde
Autour des petites et dures pensées ,
Pas les fleurs… les mauvaises idées .
Les fleurs, elle ne pensent pas
Elles respirent d’un air las .
C’est dur de côtoyer les ondes
Dans l’air maussade, elles abondent.
Et vous êtes tous plus malins
Que les pauvres petits lapins .
Chasseurs rances d’émotions
Vous en oubliez d’êtes blonds .
Dansez sur les mers hypnotiques ,
Au son des vagues hystériques !
Je crache ma rouge dépression
Sur vos chaussures à bout rond .
Vos mesures tartinent de miel
Mais je n’écoute pas votre fiel .
La valse simple à trois temps
Remplit l’espace de mon sang .
Pourquoi est ce que c’est l’hiver
Dans vos mimiques de pierres ?
Visages fermés , les yeux vides ,
Coups de poing , sans une ride .
Vos liens sont comme des menottes
Serrées , sur le poignet , sur le cou .
Elle empêchent les bonnes notes .
Mais je marche toujours sans vous .
Sous la pluie , le vent marin
Plein du sel qui fait du bien
J’entame ma vie de loin en loin
Elle parle d’une peau de chagrin .
Mes liens sont bien plus beaux
Que vous , sinistres et salauds !
Que crèvent les charognes bleues ,
Les nuages blafards , les mauvais dieux .
Pardonnez moi , je suis amer
Dans le fond , un verre de bière ?
Mais non , jamais je ne m’enivrerai
Sans vous le dire , avant , pour de vrai .
Le vin des fous coule parfois
Loin du cœur , loin des lois
Que de tristesse , de maladresses
Dans les liens de nos adresses .
Paix à mon corps , je bois pour lui
Des coupes , des verres , de l’embellie .
Mais sans l’alcool , juste pour le goût .
Les autres ils sont ivres comme des poux .
Dansez , dansez sur la tête du monde
Pendant qu’encore la lune est ronde .
La valse lente des liens du cœur
Tintent au loin le long des heures .
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