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Jamais aucune plainte, de tout ce qui ce passe
L'amour est si fort; qu'elle passe l'éponge, hélas!
Les bleus, les hématomes qui tapissent son corps,
Pas une preuve excellente que lui l'aime trop fort...
Elle l’a épousé sans regarder ses défauts,
Parce qu’il est grand, brun, mince, beau,
Il a un beau sourire et des beaux yeux marrons,
Mais il boit comme un trou et travaille très peu.
Le peu d’argent qu’il gagne le dépense en alcool.
Le soir en arrivant, elle plonge dans la terreur
Pas un reproche à faire sinon, elle a droit à la punition
Aux paroles grossières, insultes et quelques marrons...
Cinq enfants innocents sont nés de leur union
Témoin de la violence sans pouvoir dire un mot
Cachés dans leur chambre tremblants de la terreur
Le lendemain à l’école on ressentait leur douleur…
Pour un peu de plaisir qui procure l’alcool
Voici six personnes vivant dans l’oppression
Les enfants ayant grandi sans paix ni chaleur,
Pour trouver à leur vie un sens et une couleur
Partirons de leur maison avant d’être majeur.
Errant dans les villes comme des vagabons
Une petite cigarette on leur offrira en cadeau
Un bien-être chimérique envahira leur raison
Plus tard ces enfants chercheront leur bonheur
Dans la drogue, cette sale poudre du malheur.
Devenant toxicomanes, couchant sous les ponts
Se trouvant hospitalisés pour désintoxication
Aussi comme leur père noyés dans l'alcool.
Cette mère pleure sans consolation, de remord,
Si elle l'avait su avant d'épouser son charmeur!
Elle aurait réfléchi, mais c'est trop aveugle l’amour...
Paquita
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