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Quinze ans de fond de vie après quatorze lustres
Ordinaires,sans faste,heureux, peut-être illustres?
Quinze ans,mon crayon court, compagnon de mes doigts.
Court ? vitesse ou longueur, sur cent quatre vingt mois.
Après le trou, le vide, et l'affreuse semonce...
Et l'hésitation...,le départ se prononce:
Une occupation de vie et d'intérêt
Est l'amie aux ébats qui cache la forêt
Des besoins inouïs,de l'espoir impalpable,
Envolés,volés,chus, d'absence inacceptable,
Oeuvre à meubler l'esprit,braver l'oisiveté,
Repousser le déclic de la débilité.
Discrète et sans pudeur, mais sans trêve et sans pause,
Jour à jour, pas à pas, la vieillesse s'impose.
Ceux que j'ai stupéfaits ont entendu mes chants,
Assez, mal informés, généreux, attachants.
De maillons inégaux, j'ai prolongé la gamme,
Tracé bon an mal an ,de neuf et d'amalgame.
Quatre mille refrains et cent croquis naïfs,
Poursuivi mon chemin inédit, sans récifs.
Présomptueux ? je cours au même itinéraire,
Je quémande au marché : Broutille salutaire ?
Contemporains, pillez les coins de nos miroirs,
Jeunes, des fruits d'antan, mûris dans mes tiroirs .
(24-02-2005- C-73 - P- 45- )
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