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Les jardins d’une vie
A Babylone, il y a les jardins suspendus
Sans ces jardins, les merveilles ne seraient connues
Antiquités des jardins en terrasses
Où des Rois du Proche-Orient ont laissé des traces
Les nuits d’Espagne sont dans les jardins
Mais sans les jardins, Eden ne serait à l’Ouest de rien
Sans les jardins, les uns, les autres, les retraités
Finiraient-ils jamais de s’ennuyer
Sans les jardins, comment enterrer nos trésors
Dans une terre qui aurait valeur d’or
Sans les jardins, point d’herbes folles
Sous le soleil éternel du printemps qui rigole
Avec les jardins de l’amour et de la vie
Le temps indéniablement nous a poursuivi
Nos jardins respiraient la rose et le jasmin
Nos cœurs étaient à la table pour de grands festins
Dans les jardins, point d’œufs de Pâques dans les fourrés
Car jamais on ne se lasse de les chercher
Dans les jardins il faut faire envie aux oiseaux et avoir des lendemains
Afin de connaître le passé, l’avenir pour mûrir par les mains
Dans mon jardin, je cultive et j’assemble mes vers
Dans mon chantier, je creuse ma terre
Sans mon jardin je n’aurai réussi à exploiter
Mon terreau de réflexion et ses divins secrets
Mais les jardins vieillissent aussi
A la recherche d’un fraisier qui était là, qui était ici
On ne sait même plus où il poussait
C’est alors que le jardin est vieux et délaissé
Et ce n’est plus lui qu’il faut cultiver
Mais notre mémoire
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