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Vous laissez, je ne puis, mais…
Après le cœur c’est l’âme, que m’arrache la vie
Reste de vague à larmes, aux pieds de votre lit
Souvenirs qui acharnent, le feu dans mon esprit
Torrent de lave et cendre, ravage ma folie
Esclave des mots tendre, je ne peux oublier
Cette flamme de femme, sorcière de mes nuits
Croqueuse de mes charmes, ou alors de mes fruits
Combien fut-elle douce, fleur de mon amitié
Loyale sœur épouse, à mon corps dépendant
Fidèle lame rousse, dans le creux de l’amant
Me donnant tant de pousse, descendances de roi
Que la mort se retrousse, devant ces proies de choix
Les rêves qui m’emportent, en mémoire de temps
Chroniquent à ma porte, le rappel de ces gens
Lambeau de cette escorte, liqueur de piètre sang
Échalas de rencontre, graine de mauvais plant
Familles délétère, qui s’accrochent au vent
En rafale de pierre, sur de pauvre innocent
La joie bien qu’éphémère de les voir en colère
Sur mon être de chair, bouillonne sur ma terre
Province de ma foi, partagée par ce tiers
Anneau de mille voix
Marco57
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