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Etre seul
Sur le sommet de ma colline, souvent je m’assieds,
Pour contempler au hasard cette vie à mes pieds ;
La plaine lumineuse revivait sous un chaud soleil,
Dans une quiétude coulant d’un ciel à nul autre pareil.
Là, une rivière serpente dans de longs méandres,
Pour disparaître au loin laissant mon âme indifférente ;
Je vivais dans une douce paix après le sommeil de ma nuit,
C’était des moments exquis et j’étais dans l’oubli
Le ciel était d’un bleu si clair qu’il en devenait transparent,
J’étais avec le jour, avec le soleil, avec les vents
Au milieu de cette nature qui respire et qui aime
Et qui me laisse seul désormais avec mes poèmes.
Mon regard s’étend sur l’étendue immense,
Dont les bruits m’arrivent de toutes les distances.
Quand les vents gémissent de toutes parts,
Mon âme s’associe à ma solitude sans égard.
Mes yeux s’accrochent au ciel d’un bleu de dragées ;
Je suis comme dans un songe d’une nuit bleutée.
J’étais seul loin de l’horizon qui se perd à l’infini
Pour des moments qui sont les sels de ma vie.
Quand le tour du soleil sur la journée s’achève,
Pour que brillent les étoiles de la nuit qui se lève,
Alors qu’une brise légère frissonne sur mon épiderme,
Les portes de mon paradis terrestre se ferment.
Et maintenant dans un ciel devenu sombre,
Seul dans ma solitude abandonné de mon ombre,
Mon cœur attend impatiemment l’arrivée de l’aurore
Pour être seul avec moi sur cette terre encore.
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