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On éclos… et l'on vit de jardins en écoles
Une enfance à jamais riante et frissonnante
Couvant les souvenirs que l'avenir invente
Afin de s'y complaire… et pourtant, on est seul…
L'on marche au vent mauvais d'une éternelle attente,
Consommant, effrénés, au sillage d'Eole,
Les choses et les gens ou ce que l'on en vole
Pour que le cœur déborde…et pourtant, on est seul…
On s'attarde…à vouloir seulement effleurer
Quelque gloire incertaine qui nous serait promise
Ou le génie caché en notre âme soumise
Au gré de l'ordinaire…et pourtant, on est seul…
L'on est d'un dernier soir aux âges qui attisent
Les images fanées ou tristes à pleurer,
Et leurs peines immenses, se plaisant d'affleurer
Pour délivrer parfois le sens de ce qu'elles veulent,
Disent alors pourquoi, de toujours, on est seul…
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