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 Il n’avait juste que dix-sept ans,
Et toute la vie devant lui.
C’était un jeune homme charmant,
Pour ses parents, ses amis.
Il aimait taquiner son petit frère,
Cajoler tendrement sa maman.
Partager des moments avec son père,
Il croquait la vie à pleines dents.
Sur sa moto, le vent fouettait son visage,
Il ne pensait pas au danger.
Mais la faucheuse l’attendait au virage,
Pour lui, tout était terminé.
A cet instant, je pense à lui bien sûr,
Mais comment soulager la douleur de la mère.
Dans son cœur, tout est noir, tout est obscur,
Elle en veut à Dieu, à la terre entière.
Où trouver le courage de survivre,
De sa chambre, pousser la porte.
Où son odeur, qu’elle respire,
Dessine sa faible ombre morte.
Comment croiser le regard,
De ses copains, ses copines.
Sans que ses yeux ne soient que brouillard,
Et ses pensées chagrines.
Comment caresser ses objets, ses vêtements,
Sans que son cœur tombe en lambeaux.
Ecouter la musique qu’il aimait tant,
Et affronter tout ses bourreaux.
Il ne lui reste plus rien, que le vide,
Elle regarde les photos d’un bébé.
Son visage est éteint, livide,
Sa vie entière a été dérobé.
Pour cette famille, plus rien ne sera comme avant,
Une blessure qui ne guérira jamais.
Une âme de plus dans le ciel, dans le vent.
Et sur terre trois cœurs pour toujours déchirés.

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