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Les discrètes
Je regardais le vent jouer avec les arbres,
Les feuilles se comptaient, en ce soir d'automne.
Ma cigarette se consumait au bout de mes doigts,
En une fumée bleutée très vite disparue.
La nuit s'annonçait en nuances de gris,
Posant çà et là, quelques points scintillants.
Assis sur le pas de ma porte,
Les yeux en voyages,
Je regardais le ciel, sans vraiment le voir.
Le temps s'invitait, à n'être que lui même !
Il ne faisait pas froid,
Entre deux bouffées, je m'attardais,
Goutant ce calme, sans autre pensée.
Dans ma tête, les mots défilaient,
En syllabes pressées pour ne pas déranger.
Dans mon regard, accroché à ce noir captivant,
Des images, des visages, se dessinaient étrangement.
Ils étaient là, sans y être, n'osant perturber
La lente descente de la nuit.
Au delà des arbres devant moi,
Je pouvais les toucher, les sentir,
Peindre leurs contours.
Je les appelle les discrètes !
Ces saveurs, ces couleurs, presque palpables,
Ces ombres chinoises,ces éphémères aquarelles,
En souvenirs d'hier, pour ne pas oublier demain.
Ma cigarette finie, elles disparurent.
Il pleut, maintenant, il me faut rentrer !
Vincent
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