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Comme une bougie allumée dans une chambre vide
Fenêtre ouverte en plein harmattan ;
Comme un enfant qui rit puis soudainement commence à pleurer ;
Comme les oiseaux qui indiquent le début d’une saison et s’envolent avec elle ;
Comme une beauté qui brille le jour sous le soleil et flétrit la nuit ;
L’amour aussi s’éteint !
Il s’éteint malgré nos peurs
Malgré nos vœux et souvenirs
Malgré nos regrets qui s’accrochent au passé.
Seul l’amour peut résister à la mort, donner un sens à la vie ;
Mais ne peut exister sans complément,
A l’excès il devient alcool
Sa carence mène au doute et plus souvent la déroute
Son absence engendre une pure solitude.
Il s’éteint malgré nous,
Malgré nos larmes et nos souvenirs.
Comme un engin de course, qui nous double sur une route étroite, puis prend un tournant en vitesse ;
L’amour s’éclipse petit à petit, il prend un tournant puis disparait.
Ces souvenirs s’oublient, une vie bien planifiée, conçue et imaginée comme un livre complet,
Devient un roman d’histoire qui ne contient que des chapitres indépendants ;
On maitrise ceux qui nous arrangent, continue à nous tromper.
Il ne reste que des photos sur la table et le lit, des fleurs en plastique qui ornent la chambre,
Une grosse poupée à laquelle on accroche un nom romantique.
L’amour emmène avec lui les clés qui ouvrent les cœurs pour qu’aucun autre entre ;
On pleure au cimetière, on crie à mourir ne pouvant accepter son nouveau statut,
Le dernier poignet de sable versé sur la tombe de l’être mystérieux, on tourne enfin le dos ;
Un autre apparait et tout se reprend à zéro.
L’amour s’éteint au moment où un autre chapitre commence,
Et toutes les promesses deviennent histoires.
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