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MATELOT

le jeudi 20 janvier 2011, à 13:35. Posté par KerNath


    Matelot, tu aimes la mousse onctueuse de ta blonde,
    Celle que tu caresses des yeux, dans son habit de verre irisé.
    Matelot, tu bois ta bière, à petites gorgées, à la terrasse d'un troquet,
    Avec tes compagnons d'infortune, regardant les sirènes passer, la tête bilboquet.

    Matelot, tu poses sur la vie ton âme vagabonde.
    Le coeur plein d'espérances, tu attends ta bien-aimée.
    Matelot, doré par le houblon et le soleil d'été,
    Tu voudrais une vie à deux, remplie d'éternité.

    Matelot, je te connais un peu, je te connais si peu.

    Matelot, tu es un homme vivant, épanoui, prudent et sans détour,
    Caché derrière une réserve hésitante et charmante, des rêves porte-bonheur.
    Matelot, j'imagine un enfant joyeux, un adolescent volontaire, un homme heureux
    Oscillant entre raison et sentiments, un père instincif et généreux.

    Matelot, il n'y a que toi. Je te souhaite depuis toujours, bel amour.
    Près de toi, les anges dansent au rythme des battement de mon coeur.
    Matelot, j'aimerai naviguer à tes côtés, sur la mer agitée de tes pensées.
    L'amour t'a rendu vulnérable et désenchanté.

    Matelot, tu me plais beaucoup.

    Matelot, tu es un gars unique, masculin, féminin, la virilité sereine.
    Tu n'es pas le plus riche, le plus fort, le plus puissant des mortels?
    Matelot, tu es irrésistible, en es-tu conscient?
    Es-tu démon ou hédoniste élégant ?

    Matelot, tes cheveux soyeux, ton sourire séducteur, tes mains qui se gênent,
    Je voudrai les butiner de baisers passionnés, me délecter de ton miel.
    Matelot, tu m'attires désespérément.
    De toi, j'aimerai faire mon amant.

    Matelot, je t'aime à la folie.

    Matelot, j'aimerai sur mon corps tes doigts musiciens,
    Je voudrai savourer ta peau et visiter ton monde entier.
    Matelot, tu as la grâce du mystère,
    Mes appétits charnels, avec toi, je voudrai satisfaire.

    Matelot, tu n'es pas un caprice sans lendemain.
    Tu es mon amphétamine, mon trésor sacré.
    Matelot, j'ai la tête à l'envers
    Rêvant d'un amour altruiste, coloré d'une lumière particulière.

    Matelot, je t'aime passionnément.

    Matelot, mon coeur est de guingois, en plein désarroi,
    Car je suis folle de toi, dans l'anonymat.
    Matelot, qui es-tu ? Que veux-tu ?
    Moi, je ne veux que toi, indéfiniment.

    Matelot, si tu me reconnais, traverse la mer des sons, nage vers moi
    Pour un big-bang d'harmoniques et voluptueuses vibrations. D'amour formaté, il n'y a pas.
    Matelot, noyé à jamais, mon passé s'est tu,
    Libre de mon avenir, je t'offre mon présent comme un serment.

    Matelot, je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément.

    Matelot, capitaine de mon coeur, peut-être n'aimes-tu pas du tout
    Mes courbes mal dessinées, mes vies autour des yeux, moi en tout.
    Matelot, je te souhaite alors de trouver la mystérieuse alchimie de l'amour.
    Exilée, ma liberté de t'aimer me nourrit chaque jour.


    Tous droits réservés
    ND/20.01.2011

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
aristio le jeudi 20 janvier 2011, à 18:33
----Quel beau poème sur , je pense, un amour passé qui te berçe encore!
Ton poème me fait penser à notre Marius de pagnol qui a quitté sa bien-aimée Fanny pour l'amour de la mer.....!
Peut-être regretteras-t'il son geste un jour!
Amitié mon amie!
Thierry!

http://www.mespoemes.net/aristio

imparfaitlibre le jeudi 20 janvier 2011, à 19:55
-la mer est leur seule et unique femme, les autres ne seront toujours que des maitresses de passage.
retenir un matelot, c'est espèrer enfermer un jour une hirondelle!!!
amitiés chère KerNath---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre

domidom le jeudi 20 janvier 2011, à 19:55
Joli texte mon amie, je dirais comme Aristio, on pourrait penser, à (Marius préférant la mer à sa Fanny)
Pièce de théâtre que j'ai joué pendant trois années consécutives, Dieu qu'il y a longtemps...
Bel hommage pour tous ces matelots, qui n'ont pour horizon que l'océan...
Au plaisir de lire chère KerNath...
Amitiés...



foliedouce le jeudi 20 janvier 2011, à 21:38
merci les amis pour vos commentaires si agréables ! Et non, cher Thierry, ce poème ne parle pas d'un amour passé mais d'un amour en devenir... à travers cet hommage à la mer, peut-être, un prélude optimiste à un futur présent amoureux épanouissant, cheminant poétiquement vers le bonheur authentique ! Un concentré du matelot idéal dans un grand "vers"! (rire) Faut-il que nous nous reconnaissions ! (rire) Amitiés à tous. KerNath

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