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Redresse toi Ô Capitaine!
Je sens au loin ton cœur qui saigne
Un flot de larmes, une rivière.
Pourquoi poursuivre ces chimères,
Car dans l'espoir elles nous baignent;
Dans le néant elles nous entrainent,
Aux rives de la rancœur nous échouent
Et de nos faiblesses elles se jouent.
Comme un bateau ivre
Et le courant fort,
Conduit la dérive
D'un cœur qui se tord.
Redresse toi Ô Capitaine!
Libère toi de tes chaines.
De ton navire il est question,
Où conduis-tu tes moussaillons?
Si tu t'égares et perds ta route,
A cela il n'est point de doutes;
Cet océan tu ne pourras franchir,
De tes démons non plus t'affranchir.
Vois au loin, admire tous les trésors,
Ne ressens tu pas cette chaleur?
Car pour toi le soleil brille encore
Il est là, à l'encre de ton cœur...
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