Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Les folles Nuits à Serkadji (BARBEROUSSE)

le lundi 24 janvier 2011, à 08:23. Posté par lyamine



    Les folles nuits à SERKADJI (BARBEROUSSE) Concours

    Ah ! Comment vais-je vous narrer mes douleurs,
    J’ai passé dans ce bagne, ancien, en ruine.
    Sa devise « Ni filles à voir, ni eau à boire »
    La nuit, le froid et l’effroi des râles funèbres
    Faisaient taire les psalmodies des condamnés
    A Mort qui préfèrent réciter dans les ténèbres.
    Des cris résonnaient en écho de ces damnés.

    Ah! Quels cauchemars que ces nuits à Barberousse,
    Le plafond et les murs suintaient l'humidité.
    La nuit, l’effroi et le froid, de ces psaumes rigides,
    Nous glaçaient le corps et nous donnaient la frousse....
    On attendait quatre heures pour connaître le voulu,
    Le énième condamné à mort barbu
    Sous les cris stridents des bagnards détenus.


    On dormait à même le sol, une couverture.......
    Pour s'couvrir et une autre à s'la mettre au sol
    serrés les uns aux autres; de la seule ouverture
    servant à nos besoins, des rats jouaient du sol.
    Dans l’indifférence totale des détenus,
    Pensaient beaucoup plus à leur position dodue,
    Ne se reposant point, mais rendait l’échine fourchue.

    Je me souviendrai toute ma vie de ces nuits,
    Où aucun détenu ne fermait les yeux
    Jusqu'à la lueur du matin louant Dieu
    D'avoir pu résister à autant de bruits.
    On empilait nos bagages pour en faire un banc
    Et s’asseoir dessus en attendant cette sirène
    Glaciale qui signifiait la fouille et le silence

    Le matin, les lourdes clés faisaient entendre,
    leurs cliquetis morbides, libérant les cendres,
    D'une haine macabre de ces hommes pour défendre
    Leur dignité perdue et rêver de s'pendre.
    On entendait des matricules et des « oui »,
    Et la fouilles générale nus qui s’ensuivit
    On courrait tous pour la douche au jet de pompier.

    Je me souviendrai toujours de Barberousse,
    De ces vils matons, sur leur visage la frousse.
    Le mitard est réservé pour les récidivistes,
    Qui se croient des machos même en geôle,
    Mais qui ressortent bien aplatventriste,
    Où l'on entre bien vivant, souvent à tort....
    Et l'on sort, toujours dans un cercueil, mort ........

    Fanfan23
    textetexte

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le lundi 24 janvier 2011, à 15:04
Mon cher Lyamine, ce poème est d'une souffrance difficile à évaluer...
Il me semble, que ceux qui ont ces galères, l'enfer pour eux, sera un paradis...
A bientôt de te lire mon ami ...

domidom le lundi 24 janvier 2011, à 15:06
Une erreur de frappe, je voulais dire, (Ceux qui ont connu....)
Je m'excuse...
Amitiés...

fanfan23 le lundi 24 janvier 2011, à 17:07
----
http://www.mespoemes.net/fanfan23
Merci ma chère domidom de ce chaleureux com...et à très bientôt de te lire.Ton ami fanfan.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet