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Un beau matin de décembre,
Dans ce lit, dans cette chambre
Conquérant, conquistador !
Tu dis je l’aime, je l’adore...
Mais de l’aube jusqu’à l’aurore
Des gouttes, des larmes insonores
Perlent ses joues, ses nuits blanches.
Tandis que toi, cambrées ses hanches
Tu t’achètes des pardons incléments
Pas à elle non ! à toi que tu mens
Tes mots, son image ne reflète
Que l’ombre sur elle tu projettes
Elle étouffe, faiblis et se meure
D’une promesse donnée au Créateur
Envolés ses rêves éternels,
Ses passions habillées de dentelles
Si tu fuis la lumière et la vampirise
Pour mieux asseoir l’ancestrale emprise
D’hommes heureux ayant eu pour maitresse
Une femme esclave qui n’ayant eu de cesse
Que d’assouvir les désirs de son maitre, son dieu
Déesse du quotidien parfois putain des Cieux
Après tout de quoi elle se plaint
Maison, enfants, chien, frigo plein.
Mais dans ses yeux la flamme muette,
Écueils de l’amour que cette mère rejette.
Elle prépare son départ,
Déjà le seuil,
Pour un nouveau départ
Déjà le deuil...
Finis ces matins de décembre,
Dans ce lit, dans cette chambre
Conquérant, conquistador !
Tu disais je l’aime, je l’adore...
Mais de l’aube jusqu’à l’aurore
Des gouttes, Tes larmes insonores
Perleront tes joues, tes nuits blanches
Dans le souvenir, cambrées ses hanches
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