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Tes yeux fiers sont deux océans d’émeraude,
Où l’eau côtoie le feu sur un lit de jade ;
Fragile esquif, je sombre par la noyade
Tant mon cœur vaillant, sous tes flots doux, s’érode.
Ta suprême silhouette flotte aux alizées
Telle une mousseline de malice
Que les Sylphides versent dans le calice
Des vertueux promis aux plaisirs de l’Elysées.
Comme Gauguin je toucherai les Marquises,
J’irai peindre les fruits de tes lèvres exquises,
Sur ton front, de mes doigts, colorer tes songes.
Et si la nuit aurifère se prolonge,
Que dans mes bras transits ton corps s’abandonne,
Je veux périr sous tes douceurs polissonnes…
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