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Inconnaissance et moindre mal.
.....Qu'en est-il du Surgir, du devoir- Vivre
et de l'Usure et du Périr?Veilleurs las et blessés
quel est votre Savoir?Fonds et Fins s'enténèbrent,
approches en éblouissement, poignées d'eau et de sable,
une épaisse nuée d'inconnaissance et de stupeur
enveloppe de gris et d'étrange l'essence des Venues,
les Provenances, Vies brèves et la Désapparence....
Innombrables guetteurs, qu'en est-il de vos proies,
qu'en est-il de vos traces et de la Signifiance?
Est-ce d'avoir trop vu que vos yeux s'assoupissent,
d'avoir trop entendu que votre ouïe s'est faite
inattentive?De quel côté viendra le Signe, la Lettre
vive ouvrant la Délivrance et le Possible ultime?
Quelle voix d'ange terminera l'attente et le sommeil?
Est-ce, parmi les signes et les effets, l'Innommé de
toutes les raisons que nous cherchons en vain et la
Consolation? Est-ce d'avoir perdu le silence et l'oubli
que nous parlons sans fin, à demi-mots, à mots couverts,
de naissance et de mort? Sans fin mémoire, passions,
symptômes, errance, effondrements et leurres, sans fin
la croisée des Désirs, le duel des Consciences et la morsure?
Sans fin promesses, trahisons de l'Enfance, sans fin
le Périlleux, la Chance aveugle, la Loi sans Loi.....
Les uns devant les autres avec le masque des faces
indécises, dans la chasuble empruntée des Corps,
si proches interdits sans fin recommencés, l'Inanimé,
la Bête, la Folie et la Mort.Etres à découvert, désabrités,
blessures rédivives de Narcisse au piège du Miroir,
Que pouvons-nous, à défaut du Savoir, à défaut de l'Ultime?
Et cherches-tu aussi dans la douce puissance de la
Faiblesse, Visages justes, Bonté, Ô moindre mal?......
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