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Toutes ces années passées à construire, Ces journées de joies et de partages
D’énormes combats dans le campus, Les encyclopédies de sacrifices
Nos grès et nos passions contre, Ceux des gens, de nos parents,
De cette société qui ne cesse de faire des cœurs brisés
Enfin !!! Je reconnais mon tors, J’effaçais tes larmes après t’avoir fait pleurer.
Tu revenais après t’avoir chassée, Tu traversais une foule d’amis qui voulaient que tu restes avec eux.
Tu désobéissais à tes parents, Parce qu’il ne voulait pas de moi, Tu maigrissais, tu souffrais, Tu as brisé toutes les frontières, Les limites et les lignes ; Ethniques, familiales, religieuses, psychologiques, sociales ; Tu voulais à tout prix réaliser tes rêves.
Construire, habiter dans ce cœur sur lequel tu as tout misé, Tu chantais, dansais,
Je t’entrainais sous le soleil brulant, Les gens pourtant te le disaient pour te décourager que :
Je suis d’un pays pauvre, Je ne vais pas te marier, Je suis Haussa, Je suis Musulman
Je te prenais pour un jouet, Ils ont tout écrit et lu, Tu ne les as jamais écoutés
Tu m’as tout donné, Tu m’as tant aimé, Toutes ces années, Sur ta terre, Dans ton pays,
Tu m’as tout offert sans douter, Ton cœur, Ton âme, Ton esprit, Ta confiance
Tu as abandonné : Ta famille, Les vœux de ta mère, Les colères de ton dur père, L’amour de jésus
Si je transformais tes efforts en chiffres, Aucune calculatrice ne pourrait jusqu’au dernier jour faire la sommation sans erreur.
Malgré mes défauts, Ma pauvreté, Ma frontière, Ma religion, Ma langue et mon ethnie,
Tu as traversé les rives pour te joindre à moi, Tu as franchis les seuils, les limites, les lignes, les frontières pour concrétiser tes rêves, Tu pensais bien faire, Tu voulais faire plus, Tu m’écrivais des poèmes, Tu me défendais, Tu croyais en moi.
Tu m’aimais, OUI !!! Tu m’aimais, C’est toi qui m’as aimé, C’est vrai que je t’aimais aussi,
Tu ne combattais pas seule mais tu as continué le combat de la où je m’étais arrêté
Je fournissais autant d’effort pour te conquérir, te reconquérir, te convaincre,
Je t’écrivais des poèmes, Te racontais des histoires qu’aucun homme n’a eu la chance de te raconter
Je te parlais plein de paraboles et des conseils pleins de proses et de rimes poétiques.
Les 24 heures d’un jour étaient courts et nous rêvions de voir la lueur d’un autre jour pour nous revoir à l’école ; Pendant sept ans, je n’ai manqué é un seul jour sans t’accompagner prendre le bus du soir pour rentrer à la maison, sauf durant les :
Congés, dimanches, les vacances, Je partais à l’église pour toi, et ne parlais pas à tout celui qui contredisait notre relation.
Aujourd’hui à plus de trois miles kilomètres de toi, après trois ans sans te voir ; Tu ne manques pas de m’appeler, de me faire rire au téléphone, Tu ne manques pas d’arroser nos cœurs, les faire vivre.
Si je n’ai pas pu conclure mon livre, c’est parce que tu n’as pas mis fin à cet amour,
C’est parce que ce livre n’a plus de sens, car le sens que je voulais lui donner est le contraire de ce que tu veux et tu désires de nous deux, l’acteur principal veut fuir sa reine ;
Tu m’empêches d’avoir l’alibi que les hommes cherchent pour se débarrasser des femmes,
Les raisons que j’ai tant avancées, pendant toutes ces années dans les buissons à esquiver de continuer le combat que nous avions commencé ; A croire que le mieux est de te laisser te réconcilier avec : Tes parents, ta société, ta religion, ton Dieu, Sans me rendre compte cet abandon et ces raisons que j’avance seul dans mes buissons,
Donnent raison à ceux racontaient le mal de moi, à ceux qui contredisaient notre relation ;
Je les ai rejoint et ai choisi de les rendre joyeux en te laissant au milieu et en face de l’incompréhensible.
Suis-je entrain de te trahir ou nous trahir, Trahir nos efforts, t’abandonner, te faire tors ;
Te prouver que ce qu’ils disaient sur moi était vrai, Que je ne t’aimais pas, je reconnais que je fourni peu d’effort aujourd’hui pour l’épanouissement de cet amour ; C’est toi qui m’as aimé !!!
Saches que, si ces pages contiennent de lettres alignées et organisées, C’est parce que mon cœur n’a pas pu les contenir, C’est parce que ton amour mérite une vie, Sur ce plan la mienne a perdu son sens.
Si je crains de souffrir pour une vie d’amour véridique, Je ne serai pas épargné de souffrir malgré mes excuses stériles ; Je souffre pour autre chose, je mène une vie dans la déception, les reproches, les doutes, l’incompréhension, A chaque fois que je parle de toi, tu es appréciée ;
Je n’ai cessé de me détruire, comme un voyageur désorienté, de fumer comme une vielle locomotive
Si tes larmes coulent toujours malgré que je ne les vois pas, Je dois me retourner et m’accroupir pour les effacer, Je reconnais mon tors, je sais que c’est toi qui m’as aimé ; Si malgré mon silence et ma fuite de responsabilité, Si malgré toutes ces années de réticence, tu n’as cessé de m’appeler ;
Je reprendrai mon chemin pour te retrouver même si tout pourrait changer,
Je continuerai ce combat de la où je l’ai cessé ; Finir cette maison et pouvoir l’habiter à deux.
Le pire des regrets que j’aurai, serait de partager mon lit conjugal avec une autre qui ne m’aime pas comme toi, C’est mieux de faire un pas en arrière que d’avancer dans cette obscure obscurité et la confusion ; Le vrai amour se présente souvent au moment où le cœur ne le reconnaitrait pas,
J’imagine le bonheur quand nos cœurs seront en parfaite fusion ; Donner un sens à nos vies et continuer cet amour qui ne s’achève pas, Laisser tomber ces raisons avancées et continuer le combat inachevé.
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