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 Je suis née de l’autre côté de la méditerranée,
Et de mon pays, j’ai gardé l’accent,
Il chante le soleil et sent les orangers,
Et j’espère le conserver à travers le temps.
Je n’étais qu’une enfant lors du départ pour toujours,
Mais quelques souvenirs sont enfouis dans ma mémoire,
Je ferme les yeux et je vois ma maison où j’ai vu le jour,
Ne vous trompez pas, je ne cherche pas à vous émouvoir.
Je veux juste parler un peu de chez moi, un peu de là-bas,
De mon pays au ciel si bleu, qu’il paraît transparent,
Des odeurs de citrons, de figues, de dattes dans les cabas,
Et des mélanges de coutumes de peuples différents.
Essayez d’imaginer ses immenses plages au sable doré
Où comme tous les enfants je construisais des châteaux,
Rêvait sous les palmiers ou mangeait du délicieux créponné,
A vous dire la vérité, être de là-bas pour moi c’est un cadeau.
Je revois encore le bateau qui nous emmenait si loin,
Et j’entends encore quelquefois ma mère pleurait,
Jusqu’à la fin parler de chez elle, était un vrai besoin,
Et comme elle aujourd’hui, j’ai envie d’y repenser.
Une petite pensée à mes amies à jamais égarées
A ceux de ma famille qui reposent là-bas,
Je leur envoie un joli bouquet de fleurs étoilées,
Et je leur dis : je ne vous oublie pas.

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