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A même les fougéres .
Le soleil navigue entre les nuages,
Cherchant une île de ciel bleu,
Pour poser ses rayons fatigués.
Le vent, en compagnon,
Souffle, sans peine, ces quelques flocons.
Le soleil s’installe,
Osant une sieste en paisible couleurs.
En l’herbe fraîche, un grillon solitaire,
Accorde son violon.
Avec son instrument, il a en fait du chemin.
Des prairies grasses des vallées
Aux bois humides sans clarté,
Ne ménageant pas sa peine,
Il sème ses notes au gré de la brise,
Imaginant une danse de saison.
Un arbre centenaire à l’écorce ridée,
Plante son air bougon,
En une clairière royale.
Un ombrage de sagesse,
Auréole son tronc noueux,
Laissant au joaillier de lumière
Le soin de faire scintiller la rosée.
Prés d’un ruisseau caché,
Une grenouille rêvasse.
Immobile, les yeux grands ouverts,
Avec, comme un large sourire,
Elle allie le mime et la patience,
Pour assurer sa subsistance.
Le moindre moucheron à sa portée,
Passera de vie à trépas,
D’un coup de langue bien lancé.
Là, enrobés de ce silence,
Couchés à même les fougères,
Deux amants endormis,
S’abreuvent du temps !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
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