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J’aime le son du cor, le soir, au fond des bois
Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois
Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
Alfred de Vigny (1797-1863) le cor
DANS LE NOIR
Lorsque le noir revient dans un instant magique
Bercer mon petit cœur par se douce musique
A l’écoute des bruits dans la forêt, parfois,
J’aime le son du cor, le soir, au fond des bois.
Ce grand souffle d’air chaud me semblait magnifique
Quand il venait bouger mon âme romantique
Soit en abandonnant mon corps à ses émois
Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois.
Septembre a des attraits qui charment de bonheur
Cet écrivain d’un jour qui raconte l’humeur
De ces mots défendus au pied d’un chèvrefeuille
Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille
L’hiver emportera dans un cri, ce refrain,
Ces couplets déposés dans le petit matin
Sur des pages papiers que le livret recueille
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
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