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Je te regarde dans le pays des vivants
Mon âme s’égare dans les montagnes
Et les fleuves, le vent emporte l’esprit
Au-delà du réel vers une belle lagune
Solitaire longée par un littoral fleuri
Résistant à des vagues qui le cognent
Toujours sans altérer ses jolies kerries.
Dans la solitude éternelle, nos âmes
S’unissent et donnent naissance au feu
Ardent, qui brûle les livres des carmes,
Rend au ciel l’éclat de sa couleur bleu
Et chasse la poussière souillant le charme
D’un désir ruisselant dans tes yeux.
Je te regarde dans le pays des vivants
En refusant de rejoindre celui des morts,
Dans la clarté de ma torche les dragons
Que tu libères trouvent leurs sorts,
De tes poussières naît le cycle remuant
Qui donne au paysage son éclat d’or.
Dad Allaoua
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