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« Les réponses n’ont de sens, que si l’éternité les écoute ! »
Philippe de Frémontpré
La maison d’à coté !
Au-delà de la fenêtre, il y a la maison d’à coté.
Une bâtisse ordinaire, un toit de tuiles rouges,
Une façade de pierres massive, un peu usée.
Dans le jardin, ou rien ne bouge,
La nature prend des libertés.
Le lierre, les bras au ciel, s’affole
En d’étranges farandoles.
Il court, court, à se tordre le cou,
Il se maille et s’accroche un peu partout.
Çà et là, quelques taches de couleurs,
Éclatent sur cette palette de vert.
On devine une table, une chaise rouillée,
Quelques pots en terrasse, dont certains renversés.
Un saule majestueux traîne ses langueurs.
Ses grandes branches fragiles, balayent le sol.
Sur ce tapis d’herbes folles,
Insectes et batraciens se disputent la fraîcheur
D’un petit bassin, de la moindre rigole.
Tout est en paix, sans peur !
Au-delà de la fenêtre, il y la maison d’à coté.
Une histoire, un passé sans doute,
Des images que le présent redoute.
Une porte grince, un volet claque,
Chaque bruit est un mystère,
Comme une ombre au fond d’un sac !
Mais, laissons là ces pensées austères.
L’on sent une présence discrète,
Presque secrète.
Une lumière vacillante derrière un voilage,
Un regard cachant un autre paysage.
Je garde le silence comme une complicité,
Des mots invisibles sur une feuille froissée.
Dans ces voyelles et consonnes, ici dessinées
Il y a, comme un respect, une parole donnée.
Au-delà de la fenêtre, il y a la maison d’à coté.
Je m’invite sans frais, à cet imaginaire,
Cherchant dans mes questions, l’extraordinaire.
Il reste des réponses, que des murs enferment
Geôliers à jamais de l’éternité suprême.
Vincent
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