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Que tu sois sensible ou désintéressé
Tu vis dans l’ombre des palais,
Toi qui gardes dans ton cœur le secret
D’une douleur pénible, surgissant
Des applaudissements et des slogans
Dont l’écho affûte souvent la lame
Faisant couler le sang et les larmes.
Dans l’indifférence, l’oisiveté paralyse
Ta volonté, sans que ta langue dise
Ce qu’on réserve à ton futur,
Ou d’évoquer les peines que tu endures,
Avec les lèvres closes et les paupières
Fermées tu sens le souffle des civières.
Que tu sois sensible ou désintéressé,
Tout ce que tu fasses est insensé
Si tes actes n’enfanteraient pas la pitié,
La beauté ou la puissance méritée
Pour se rapprocher à la vertu de la grâce
Et sentir la soif de la bienfaisance.
Dad Allaoua
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