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Je suis de vice et de vertu
Et comprenez mon édifice
A faire rimer vice et délice
Et vertu avec le mot cul.
Il n'est que douceur qui m'anime
Quand l'on me dit vil et bestial
Et que je n'ai de l'animal
Que ce noble instinct que j'exprime.
Il se fait que je m'émoustille
Mais toujours à pas de velours
Et sais attendre de longs jours
Pour qu'ensemble l'on s'entortille.
Il n'est point d'offrande charnelle
Qui ne soit d'abord en retrait
Et pour disposer des attraits
Je prie en ardente chapelle.
L'on vit en jardins de supplices,
A corps perdu, est-ce du vice
A cœur perdu, est-ce vertu…
Un corps offert, est-ce malice
Pour mettre enfin nos cœurs à nu ?
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