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J'aimai beaucoup par les chaudes journées d'été
revenir de l'école, par les sous-bois.
Où les chênes ronds, très hauts faisaient ombrage
de leur feuillage. Il y avait une odeur de mousse
de champignons, de terre humide.....
Là, haut loin , on entendait le chant du coucou,
vite on regardait dans sa poche, si on avait un sous,
que l'on serrait dans sa main très fort....
Souvent, je m'arrêtai surprise de voir tel ou tel insecte;
ces colonies de fourmis, toutes , elle avaient leur dos chargés
de bout de feuilles grignotées, de je ne sais quoi, elles se suivaient
à la queue leu leu, c'était très impressionnant !
Les bousiers faisaient rouler leur trésors. On y trouvait
toujours des renoncules, des oreilles d'ours ou bien encor'
des coucou sauvages se frayant un chemin entre le lierre et
la mousse . Il y faisait surtout moins chaud!
Sur mon chemin, il y avait une petite clairière, et là une tombe
entourée de fer forgé tout rouillé.
Un Soldat de la Grande Guerre, y reposait depuis des années.
Vite je récitai une prière me signai le front et partai à toute jambe!
J'étai une enfant, faut croire que les morts font plus peur que certain adulte!
Plus loin, je continuai mon chemin; j'écoutai tous ces petits
bruits d'oiseaux, je sifflai peut être sifflai-je juste puisque
un oiseau me répondait, où peut être était-ce un oiseau moqueur!
J'étais arrivée presque à mon endroit favoris; là se tenait majestueusement; il fallait être cinq ou six, en se tenant par les mains
pour faire le tour.
Un chêne rond noir si haut, que l'on voyait à peine les blancs nuages.
Bien des Amoureux étaient venus muni d'un couteau. Ils y gravaient
des mots d'Amour, des Coeurs transpercés d'une flèche avec des initiales à l'intérieur; Pauvre arbres me disai-je!
Je reprenai le sentier et remontais la côte; de gros nuages noires s'étaient formés, sûr l'orage menaçait. Demain il y aura des escargots à ramasser!
Et à notre clairière ; après s'être signées vite ,nous ramasserons des champignons, en forme de trompette ,ils seront jaune!
J'entends la pluie sur la fenêtre qui cingle, je me réveille, tout ça n'était qu'un souvenir.
Je souris, quel doux souvenir!
C'était un temps où une enfant pouvait revenir d'un village à un autre
sans se faire agresser!
Estrella écrit le février 2011
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