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HISTOIRE DU TEMPS
Le temps s’effilochait comme une vieille laine
D’un tricot délavé, réparé puis lavé
Malgré quelques erreurs il n’a pas regardé
A m’offrir la douceur pour soulager ma peine.
Il suit à chaque instant son chemin tout tracé
Il tourne en rond là-haut sur la belle pendule
Envoyant les moments du futur au passé
Sur la piste blanchie une aiguille circule.
L’horloge du grand père a des reflets d’argent
Elle trône au salon d’un tic tac ridicule
Egrenant les saisons qui filent somnambule
Sur le fil détendu d’un monde lancinant.
Les secondes s’en vont dans une folle course
En suivant les sentiers courant vers la grande ourse
Avançant pas à pas tout droit vers l’inconnu.
Mais la mèche du temps doucement se consume
Jetant dans le passé le vieux rêve perdu
En gardant ses regrets, ses relents d’amertume.
Parler du temps qui passe est parfois défendu
L’été se mord la queue et l’hiver rend malade.
La fin, d’un mauvais coup, portera l’estocade.
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