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Une abeille,
Pas trop vieille,
Depuis sa ruche,
Un peu farouche,
Curieusement surveille,
Toutes les mouches,
Et les fourmis ouvrières,
De une fourmilière,
De la ville de Marseille.
Les autres abeilles,
Alors qu'elles sommeillaient,
Calmes dans leur ruche,
Soudain se réveillent,
Et voyant la mère abeille,
En colère et si farouche,
S'attaquant comme des tigresses
A une mouche Marseillaise,
Qui tournait avec dissimulation,
Au tour de la ruche en question...
Pauvre noire petite mouche !
Aussi noire que le charbon!
Sans défense, ni refuge
De son comportement louche
Personne n'a eu compassion.
Attaquée par ces abeilles,
De la ville de Marseille.
Blessée la petite mouche
Pleine de ruse et d'astuce,
Fait appel, à la justice,
Elle obtient gain de cause !
La justice l'a écoutée
Elle a gagné son procès,
Et Monsieur le procureur,
Lui a fait la gloire et l'honneur
De rentrer à l'intérieur,
De ce palais de douceurs,
Et manger tout le miel,
Qu'elle voulait dans son coeur,
A s'éclater son poumon.
Les abeilles très affligées !
Se mirent à pleurnicher,
De larmes douces coulaient,
De grosses gouttes de miel.
Faisant ainsi se régaler,
A toutes les fourmis de la fourmilière,
Qu'émerveillées de la merveille,
Léchaient folles, le par terre.
Paquita
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