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Un chemin poussiéreux mène vers cet arbre
Planté dans le ciel blême qui se délabre,
Il hypnotise par la danse de son feuillage,
Par le bruissement vide qui s’en dégage.
L’arbre, en la plaine nocturne resplendit,
Écartèle ses bras pour heurter l’univers
Et les langues de son âme sculptent un puits
Qui griffe et viole chaque lit de terre.
L’insolence maussade du monstre amer
Apelle les êtres que l’Ennui désespère,
Cache l’insecte, transparente façade
Capable d’effacer la lune blafarde.
Dieu éternel en son cimetière,
Suffoque chaudement la moindre prière,
Dévore un bout rigide de chair éphémère
Et fait de notre air une luisante pierre.
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