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Le ciel est plissé ce soir,
Le vent gronde un râle étrange,
Comme perdu dans les profondeurs d’une eau compacte,
Il se dégage par les sursauts de sa fureur.
La panique du prisonnier
Qui comprend brusquement qu’il va mourir,
La force irrévélée
Qui ne sait plus subir.
Explose et ne reviens jamais,
Tu retrouverais tes peurs,
Elles te dévoreraient
Pour que tu ne puisses plus leur échapper.
Ne cherche que le jour,
Empêche ton cœur de rêver,
Les cœurs sont bien trop lourds,
Trop déchaînés pour s’incliner.
Le ciel est plissé ce soir.
Le vent semble oublier ces muscles,
Qui contre l’esprit deviennent pierre
Abandonnent le maître pour ne plus avoir honte,
Le vent saccage ce soir,
Le vent se libère.
Plancher des peurs
Plafond de l’infini
Entrave grandiose
Usée par la rage
Tu es plus insignifiante
Que moi.
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