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La douleur, pustules filantes dans mes veines,
Humilie le plaisir qui un instant m’absente,
Installe en mes sens son indénichable gêne
Pour que seul le sommet de l’extinction me tente,
Dans le temps trop vide qui trop vite me draine.
Mais elle est lente, sur le chemin de mon cœur,
Glacée par le deuil confus que mon sang répand
Dans l’ombre des lueurs qui surveillent la peur
Qu’il me faudrait étrangler en les injectant
Dans l’espace filandreux –mort- de mes erreurs.
Le plaisir hypocrite en sa cible physique
Transforme seulement ces méandres sans fond,
Il imagine la frémissante réplique
Du râle affamé de mon libéré démon-
Précipitant ce que sa trahison implique.
Le plaisir devient alors un vague linceul
Sali de cette honte imbibée à jamais
Dans la solitaire lave prise en sa gueule ;
Quand coule le calme, de nouveau enchaînée,
Je comprends que la douleur ne vient jamais seule.
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