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Pour connaitre la profondeur de certaines eaux, il faut les troubler
J’ai plongé ma main dans ton cœur,
La fumée provenant de ta colère me ferme les yeux,
Tes profondes larmes m’arrosent le cœur.
Je sens ton cœur, ton inquiétude et tes peurs,
Je sens aussi ton amour qui brule au fond de ce brouillard qui nous mène en guerre,
Une guerre dont l’objectif est pour notre bien,
Des flèches qui passent sur nos têtes et des baïonnettes traversant nos corps,
Les tireurs défendent en même temps leurs cibles,
Je cours sans honte derrière mon tire pour lui empêcher de t’atteindre,
Cet accrochage marque la fin de nos guerres,
La fin de nos incompréhensions et nos peurs.
Nos cœurs prennent les mêmes voies avec les mêmes vitesses,
Cet accrochage n’est pas qu’une guerre,
Utilisant différents mots avec la même pensée,
Des heures de guerre et de douloureuses vérités pour enfin s’aimer.
L’accrochage des cœurs est le parfait exemple d’un amour pur et sauvage,
Un amour qui nait d’un rien et produit une tonne de joie, sentiment et émotion,
Il existe deux principaux types d’accrochages,
Au début d’une relation d’amour et celui de la fin,
A la fin, l’important est de savoir l’objectif du début de cette relation pour ne pas éteindre un feu qui nous protège d’extrême froid ;
Au début d’une pure relation d’amour, l’accrochage sert à balayer la voie, ajuster les principes, se comprendre malgré la douloureuse vérité qui anime le combat, pour aboutir à un amour rêvé par tous les cœurs,
Quand la colère emporte les cœurs en accrochage, on dit à haute voix sans contrôle,
« c’est une folie d’aimer »
Parce qu’on trouve le monde presque vide et défunt, surtout quand le cœur sent l’obligation de quitter son partenaire,
D’aller où il ne reviendra peut être pas.
Ce n’est qu’un combat pour mieux s’aimer.
Le meilleur accrochage fini par un long baisé,
Ces bouches qui hurlaient comme si c’était la fin du monde,
Deviendront des cavités de miel et d’amour.
par SALIF TCHIANY
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