|
L’HOMME PRESSÉ
Voilà qu’une fois de plus mes pensées volent vers toi
Et qu’il me monte aux lèvres un sourire attendri
Toi le gardien fidèle de mes extravagances
Je serai toujours fière de t’avoir pour ami
Toi qui as supporté mes plus folles errances
Tu sais que tu pourras toujours compter sur moi.
Moi qui connais de toi ce que les autres ignorent
Et toi qui sais de moi ce que nul ne saura
Mes doutes et tes angoisses, et aussi nos silences
Mon intime étranger, tu sais que je suis là
Quelque part dans ton cœur, au milieu de l’absence
Au travers de tes rires, pareils à des bonheurs.
Vis ta vie sans compter, ô mon bel hidalgo
Car jamais on ne sait ce que sera demain
Ta carrière est tracée, ton ambition si forte,
Mais n’oublie surtout pas au détour du chemin
Qu’au fond du bordelais, là-bas derrière la porte,
Elle attend l’homme pressé, Juliette, son Roméo.
Quelques leçons de vie je pourrais te donner,
Mais te regardant vivre j’ai moi-même tant appris
Que je ne peux pas dire lequel de nous deux
Gagne le plus à cette complicité amie
Et qu’importe l’absence, aujourd’hui si tu veux,
Par la technologie tu peux me retrouver.
Une page est tournée, le livre reste ouvert,
Les mots n’ont pas tout dit, il reste au bout des doigts
Des voyages, des naufrages, des joies et des bonheurs,
Beaucoup à partager, un petit peu de soi,
Petits morceaux de vie volés au fil des heures
De quoi alimenter les longues soirées d’hiver.
|