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LE VENT MALIN
Parfois le vent malin s’amuse du feuillage
Il raconte au vieil arbre un superbe refrain
Faisant d’une chanson l’espace d’un matin
Le récit fabuleux d’un étonnant voyage.
Il a soufflé là-haut sur le vert de l’alpage
S’engouffrant sans regret dans le fond d’un ravin
Avant de revenir par un petit chemin
Chahuter sans souci le sable de la plage.
Il a couru longtemps comme un vieux vagabond
Dispersant de l’air pur, distillant un frisson
Sur le corps des amants couchés dans la bruyère.
Puis il revient toujours au hasard des saisons
En furie, en douceur sur cette vieille terre
En échangeant les couleurs, le ton des horizons.
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