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A la recherche du monde il est trop tard l’heure est passée,
Trop tard pour se lever et crier que tout est raté,
Trop tard pour dire aux yeux qu’il faut arrêter de pleurer
Même si l’heure à l’horloge a bien du mal à défiler.
A la recherche du temps de toutes ces secondes qui s’écoulent,
Qui meurent en un instant et puis se perdent dans la foule,
De ces mouvements passés qu’on ne peut même pas regretter
Car enfuis dans le sol enterrés pour l’éternité.
A la recherche du ciel j’allonge comme je peux mon cou.
Je tire, je fonce, je craque et n’en vois qu’un bout du dessous.
Ce n’est pas l’emballage qui m’intéresse et qui m’intrigue
Mais bien ce qu’il contient… Mais ne serais-ce pas que du
vide ?
A la recherche d’un ange j’ai appris que Dieu était mort,
Que peu d’hommes le savent et donc ont pu pleurer son sort.
Il est inconcevable que l’on ait pas senti tomber
Le corps d’un vieux barbu maître de tout l’humanité.
Je cherche, je crois, je bute mais suis-je une finalité
Pour un homme, une femme, des enfants, une réalité ?
Est-ce que quelqu’un me cherche tout seul perdu dans sa
raison ?
Suis-je un sujet d’estime ou n’inspirant que compassion ?
Le moindre atome tournant dans mon corps autour du noyau
Est un vieille élément trop grand pour mon minable égo !
Mon ami le crayon ne me quitte pas, il parle au monde,
Je ne sais quoi offrir pour qu’un jour béni il réponde.
Stéphane Grandgirard
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